Équipe 4 – Thèmes de recherche

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ÉQUIPE FACTEURS DE PERSISTANCE DES CELLULES LEUCÉMIQUES

THÈMES DE RECHERCHE

L’éradication de la dernière cellule tumorale a été le Saint Graal de la recherche sur le cancer pendant des décennies. L’idée était que si seulement quelques cellules cancéreuses persistaient dans l’organisme, une rechute se produirait inévitablement. Ainsi, comprendre les mécanismes qui permettent la persistance à long terme de ces cellules permettrait d’éviter les rechutes. Pour répondre à la question de la persistance de la leucémie humaine, nous avons construit notre équipe de recherche autour de trois axes scientifiques stratégiques.

Le premier axe étudié par Bruno Quesnel, Yasmine Touil, Thierry Idziorek, Carine Brinster, Céline Berthon et Sylvie Zouitina avait pour objectif de découvrir, à l’aide de modèles expérimentaux et de cohortes de patients, les facteurs de dormance tumorale et de persistance à long terme dans la leucémie et le myélome multiple. Les résultats ont spécifiquement mis en évidence le rôle de l’immuno-évasion (PD-L1, CCL2) et des cellules souches tumorales. Plus récemment, la thématique a été étendue au métabolisme tumoral avec l’expertise de Philippe Marchetti et Jérôme Kluza, qui ont étudié la dormance / résistance des cellules leucémiques traitées avec inhibiteurs de la tyrosine kinase.

Le second axe développé par Claude Preudhomme, Catherine Roche-Lestienne, Stéphanie Poulain, Meyling Cheok, Olivier Nibourel, Christophe Roumier, Alice Marceau et Nicolas Duployez, a été consacré à l’évaluation systématique de nouveaux marqueurs génomiques des hémopathies malignes : LAM, SMD et la maladie de Waldenström. Les chercheurs visent la caractérisation de marqueurs potentiellement prédictifs de l’échec du traitement et de la rechute dans les hémopathies malignes, facilement transposables en routine. Un « Biobanking » de nombreux essais cliniques prospectifs nationaux, est effectué par notre équipe dans le cadre de la banque de cellules tumorales de patients. Cet axe a récemment évolué sous l’impulsion de Meyling Cheok vers une caractérisation plus fonctionnelle des cellules leucémiques, telles que la résistance aux médicaments et les cellules souches, qui sont actuellement étudiées dans des cohortes prospectives de patients du groupe d’étude national ALFA et GFM.

Le troisième axe explore de nouvelles stratégies thérapeutiques pour cibler la MRD (Minimal Residual Disease) : Marie-Hélène David développe de nouveaux médicaments ciblant l’interaction facteur de transcription / ADN, notamment HOXA9. Xavier Thuru élabore de nouvelles méthodes (MST) en collaboration avec des chimistes pour cibler l’interaction protéine / protéine dans les cellules tumorales dormantes. En 2016, Salomon Manier a rejoint notre équipe après cinq ans au laboratoire d’Irène Ghobrial au Dana-Farber Cancer Institute (Harvard Medical School, Boston, MA). Il étudie spécifiquement le ciblage Myc dans le myélome multiple.